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Notice pour les travaux dans la résidence principale
Obligations déclaratives et crédit d'impôt
Notice fiscale pour les travaux dans la résidence principale
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N° 50794#01
Document d'information
2041-G-R-SD
DOCUMENT
POUR REMPLIR
LA DÉCLARATION
DES REVENUS
DE 2000
Ce document n'a qu'une valeur indicative.
Il ne se substitue pas à la documentation
officielle de l'administration.
n TRAVAUX DANS LES LOGEMENTS l CREDIT D'IMPÔT POUR DEPENSES DE GROS EQUIPEMENTS
l CREDIT D'IMPÔT POUR DEPENSES D'ENTRETIEN ET DE REVÊTEMENT DES SURFACES
Les particuliers peuvent bénéficier de crédits d’impôt à raison de certains
travaux qu'ils font réaliser dans leurs logements.
Le crédit d'impôt s'impute sur le montant de l'impôt dû et, s'il est supérieur,
l'excédent est restitué.
Pour ouvrir droit aux crédits d'impôt, les travaux doivent être obligatoirement
réalisés par une entreprise et donner lieu
à l'établissement de factures qui doivent être jointes à la déclaration des
revenus.
Lorsque les travaux sont réalisés par les particuliers, ils ne peuvent pas
ouvrir droit à ces avantages fiscaux.
Lorsque les travaux sont réalisés en tout ou partie en utilisant des matériaux
acquis par les particuliers, le prix de ces
matériaux est exclu de la base de ces avantages fiscaux.
§ Crédit d'impôt pour dépenses de gros
équipements................................................................pages
2 et 3
§ Crédit d'impôt pour dépenses d'entretien et de revêtement des
surfaces..................................pages 4 et 5
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n CREDIT D'IMPÔT POUR DEPENSES DE GROS EQUIPEMENTS
Ce crédit d'impôt est accordé aux particuliers, qu'ils soient propriétaires,
locataires ou occupants à titre gratuit, pour les dépenses
facturées et payées entre le 15 septembre 1999 et le 31 décembre 2002 au titre
de l'acquisition des gros équipements qui restent
soumis au taux normal de TVA (19,6%) et qui sont fournis dans le cadre de
certains travaux facturés au taux réduit de TVA
(5,5%) et effectués dans leur résidence principale achevée depuis plus de deux
ans.
Les bénéficiaires
Le crédit d'impôt bénéficie aux particuliers qui payent des
dépenses d'acquisition de gros équipements au titre de leur
résidence principale, qu'ils en soient propriétaires,
locataires ou occupants à titre gratuit.
Les immeubles concernés
Pour ouvrir droit à crédit d'impôt, les dépenses d'acquisition des
gros équipements doivent être liées à des travaux effectués sur
des immeubles remplissant les trois conditions suivantes :
Ø Etre situés en France (métropole et DOM)
Ø Etre achevés depuis plus de deux ans à la date du
début d'exécution des travaux
Un logement est considéré comme étant achevé lorsque l'état
d'avancement des travaux en permet l'habitation effective.
Ø Etre affectés à la résidence principale du bénéficiaire
à la date du paiement de la dépense
Par tolérance administrative, le crédit d'impôt peut être accordé
si l'affectation à la résidence principale intervient dans les six
mois à compter de la date du paiement de la dépense.
En cas de déménagement, les dépenses réalisées dans les deux
résidences principales successives ouvrent droit à deux crédits
d'impôt calculés séparément.
Les gros équipements éligibles
Ouvrent droit à crédit d'impôt les dépenses d'acquisition de gros
équipements qui restent soumis au taux normal de TVA
(19,6%) et qui sont fournis dans le cadre de certains travaux
facturés au taux réduit de TVA (5,5%).
Ø Les gros équipements doivent être fournis dans le cadre de
travaux d'installation ou de remplacement du système de
chauffage, des ascenseurs ou de l'installation sanitaire, facturés
au taux réduit de TVA (5,5%).
S'ils sont acquis auprès d'une entreprise autre que celle qui
procède à leur installation ou à leur remplacement, les gros
équipements n'ouvrent pas droit au crédit d'impôt.
Ø Les gros équipements éligibles sont ceux qui sont facturés en
2000 et qui restent soumis au taux normal de TVA (19,6%) ; il
s'agit :
? des gros appareils de chauffage installés dans les
immeubles collectifs, tels que les chaudières utilisées comme
mode de chauffage ou de production d'eau chaude, les cuves à
fioul, les citernes à gaz, les pompes à chaleur ;
Les gros appareils de chauffage installés dans les maisons
individuelles bénéficient du taux réduit de TVA et n'ouvrent
donc pas droit au crédit d'impôt.
? des gros appareils sanitaires : cabines hammam ou sauna prêtes
à poser.
? des ascenseurs y compris ceux conçus pour le déplacement
des handicapés, mêmes s’ils bénéficient du taux réduit de TVA.
Le montant du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt s'applique au prix d'achat des gros
équipements résultant de la facture délivrée par l'entreprise qui
a réalisé leur installation.
Les locataires et occupants à titre gratuit peuvent bénéficier du crédit d'impôt pour la quote-part des dépenses de gros
équipements afférents aux parties communes ou privatives dont
le propriétaire leur demande le remboursement. Seules ouvrent
droit à crédit d'impôt les sommes qui correspondent au
remboursement effectif de la dépense engagée.
Ø Le crédit d'impôt est égal à 15% du montant des dépenses
d'acquisition, admises dans la limite d'un plafond de :
- 20 000 F pour les personnes célibataires, divorcées ou veuves,
- 40 000 F pour un couple marié soumis à une imposition
commune.
Ces montants sont majorés de 2 000 F par personne à charge, de
2 500 F pour le deuxième enfant et de 3 000 F par enfant à
partir du troisième.
Ø Le plafond couvre l'ensemble des dépenses payées entre le
15 septembre 1999 et le 31 décembre 2002 pour une même
résidence principale.
En cas de changement de la situation matrimoniale (mariage,
divorce, décès du conjoint), le nouveau contribuable bénéficie
d'un nouveau plafond, éventuellement majoré selon sa situation
familiale, pour les dépenses payées après la date de ce
changement de situation de famille, même s'il ne change pas de
résidence principale.
2041-G-R-SD
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Imputation du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt s'applique sur les revenus de l'année au
cours de laquelle la dépense a été payée.
Pour l'application du crédit d'impôt, le versement d'un acompte
n'est pas considéré comme un paiement. Le paiement est
considéré comme intervenu lors du règlement de la facture
définitive.
Ø En cas de paiement par l'intermédiaire d'un tiers (syndic
de copropriété), le crédit d'impôt s'applique aux revenus de
l'année au cours de laquelle les dépenses sont payées par le
syndic à l'entreprise, quelle que soit la date de versement à ce
tiers des appels de fonds.
Ø Si le bénéficiaire est imposable, le crédit d'impôt vient en
diminution du montant de l'impôt sur le revenu.
Si le bénéficiaire n'est pas imposable, le crédit d'impôt est
restitué.
Les obligations déclaratives
Le montant des dépenses d'acquisition des gros équipements
facturées et payées en 2000 doit être inscrit case UI du ·7 de la
déclaration des revenus n°2042.
Les justificatifs à joindre à la déclaration
Ø Le contribuable doit joindre à sa déclaration des revenus une
photocopie des factures délivrées par l'entreprise ayant réalisé
les travaux.
Ces factures doivent notamment comporter l'adresse de
réalisation des travaux, leur nature ainsi que la désignation et le
montant des équipements. Elles doivent faire apparaître
distinctement la part des travaux relevant du taux réduit de TVA
et celle, afférente à la fourniture des gros équipements, relevant
du taux normal de TVA.
Ø En cas de paiement par l'intermédiaire d'un tiers (syndic de
copropriété), les copropriétaires doivent joindre la photocopie
des factures ainsi qu'une attestation fournies par le syndic
indiquant la répartition des dépenses et établissant formellement
la date du paiement de la dépense.
Reprise du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt obtenu peut faire l'objet d'une reprise si le
bénéficiaire est remboursé, dans un délai de cinq ans à compter
de la date du paiement, de tout ou partie du montant des
dépenses qui ont ouvert droit à ce crédit d'impôt.
C'est notamment le cas lorsque le remplacement d'un gros
équipement intervient à la suite d'un sinistre qui donne lieu à
une indemnisation, ou lorsqu'un locataire obtient le
remboursement de ces dépenses par son propriétaire.
Si le remboursement fait suite à un sinistre survenu après le
paiement des dépenses, ou entre la date d'exécution des travaux
et celle de leur paiement, le crédit d'impôt n'est pas repris.
Ø La reprise est toujours égale à 15% de la somme
remboursée, dans la limite du crédit d'impôt obtenu. Elle est
effectuée au titre de l'année du remboursement.
Le montant de la reprise est déterminé en soustrayant du crédit
d’impôt qui a été obtenu le montant du crédit d’impôt auquel
aurait donné droit la dépense nette qui reste à la charge du
contribuable.
Exemple : Un contribuable marié a payé des travaux pour un
montant de 20 000 F en 1999 et a obtenu un crédit d’impôt de
3000 F (20 000 x 15 %).
Si en 2000, il est remboursé de 5000 F, il fera l’objet au titre de
2000 d’une reprise de crédit d’impôt. N’ayant réellement
supporté qu’une dépense de 15 000 F (20 000-5000), il n’aurait
eu droit qu’à un crédit d’impôt à hauteur de 2250 F (15 000 x
15 %).
La reprise sera donc de : 3000 – 2250 = 750 F
2041-G-R-SD
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n CREDIT D'IMPÔT POUR DEPENSES D'ENTRETIEN ET DE REVÊTEMENT DES SURFACES
(BOI 5 B-12-98 et 5 B-2-99)
Ce crédit d'impôt est accordé aux particuliers, qu'ils soient propriétaires,
locataires ou occupants à titre gratuit, pour les dépenses
d'entretien et de revêtement des surfaces réalisées jusqu'au 31 décembre 2000
dans leur résidence principale achevée depuis plus de
deux ans.
Les bénéficiaires
Le crédit d'impôt bénéficie aux particuliers qui réalisent les
opérations éligibles dans leur résidence principale, qu'ils en
soient propriétaires, locataires ou occupants à titre gratuit.
Les immeubles concernés
Les immeubles doivent remplir les trois conditions suivantes :
Ø Etre situés en France (métropole et DOM)
Ø Etre achevés depuis plus de deux ans à la date du
paiement des dépenses
Un logement est considéré comme étant achevé lorsque l'état
d'avancement des travaux en permet l'habitation effective.
Pour les immeubles collectifs, la date d'achèvement est
appréciée individuellement pour chaque logement.
Ø Etre affectés à la résidence principale du
bénéficiaire à la date du paiement de la dépense
Par tolérance administrative, le crédit d'impôt peut être accordé
si l'affectation à la résidence principale intervient dans les six
mois à compter de la date du paiement de la dépense.
Pour les immeubles collectifs, les travaux peuvent porter aussi
bien sur le logement lui-même que sur les parties communes.
En cas de déménagement, les dépenses réalisées dans les deux
résidences principales successives ouvrent droit à deux crédits
d'impôt calculés séparément.
Les dépenses concernées
Ø Les dépenses d'entretien
Ces dépenses ont pour objet de maintenir l'immeuble en bon
état et d'en permettre un usage normal sans en modifier la
consistance, l'agencement ou l'équipement initial.
Il s'agit des dépenses qui correspondent généralement à la
réfection ou au remplacement partiel dont la mise en place
initiale correspondrait à une dépense d'amélioration (=
travaux qui ont pour objet d’apporter à un immeuble un
équipement de confort nouveau ou mieux adapté aux conditions
modernes de vie, sans en modifier la structure).
Constituent notamment des dépenses d'entretien :
- le remplacement isolé de portes, fenêtres, volets ou persiennes,
ou le remplacement d'éléments isolés de l'installation sanitaire
(lavabo, évier, baignoire, douche, robinet) ou de chauffage
(radiateurs) par des équipements de même qualité ;
- la réfection partielle de l'installation électrique ou de gaz ;
- le simple grattage des façades pour faire disparaître les
graffitis ;
- le nettoyage de la toiture, d'une cuve à fioul ;
- les opérations de recherche et de diagnostic (recherche de
l'amiante et du plomb, diagnostic thermique ou acoustique).
Sont exclues, les dépenses d'entretien courant ou de menues
réparations telles que le remplacement de boutons ou de
poignées de portes, de vitrages, de joints de robinets ou
flotteurs de chasse d'eau.
Ø Les dépenses de revêtement des surfaces
Ce sont des dépenses consécutives à la réalisation de travaux de
dépose et de pose de revêtements des murs, des sols et des
plafonds, tels que peintures, papiers peints, carreaux, crépis,
lambris, moquettes, carrelages, parquets.
Ces dépenses s'entendent de la pose initiale d'un revêtement sur
une surface qui en était dépourvue ou de son remplacement par
un revêtement de même nature ou de nature différente.
Sont exclues, les dépenses de menus raccords de peintures,
tapisseries ou moquettes ainsi que le remplacement de quelques
carreaux de faïence ou de lames de parquet.
Le montant du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt est calculé sur le montant des dépenses
admises dans la limite d'un plafond égal chaque année à :
- 10 000 F pour les personnes célibataires, divorcées ou veuves,
- 20 000 F pour un couple marié soumis à une imposition
commune.
Ces montants sont majorés de 1 000 F par personne à charge, de
1 500 F pour le deuxième enfant et de 2 000 F par enfant à
partir du troisième.
En cas de changement de la situation matrimoniale (mariage,
divorce, décès du conjoint), le nouveau contribuable bénéficie
d'un nouveau plafond, éventuellement majoré selon sa situation
familiale, pour les dépenses payées après la date de ce
changement de situation de famille, même s'il ne change pas de
résidence principale.
Ø Le taux du crédit d'impôt est égal à 5% du montant des
dépenses
Pour l'application du crédit d'impôt au taux de 5%, le paiement
est considéré comme intervenu lors du règlement de la facture
définitive. Le versement d'un acompte n'est pas considéré
comme un paiement.
2041-G-R-SD
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Imputation du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt s'applique sur les revenus de l'année au
cours de laquelle la dépense a été payée.
Le paiement est considéré comme intervenu lors du règlement
de la facture définitive.
Ø En cas de paiement par l'intermédiaire d'un tiers (syndic
de copropriété), le crédit d'impôt s'applique aux revenus de
l'année au cours de laquelle les dépenses sont payées par le
syndic à l'entreprise, quelle que soit la date de versement à ce
tiers des appels de fonds.
Ø Si le bénéficiaire est imposable, le crédit d'impôt vient en
diminution du montant de l'impôt sur le revenu.
Si le bénéficiaire n'est pas imposable, le crédit d'impôt est
restitué.
Les obligations déclaratives
Les dépenses payées en 2000 sont indiquées au ·7 de la déclaration
des revenus ligne WA.
Les justificatifs à joindre à la déclaration
Ø Le contribuable doit obligatoirement joindre à sa déclaration
des revenus les factures délivrées par l'entreprise ayant réalisé
les travaux.
Ces factures doivent notamment comporter l'adresse de
réalisation des travaux ainsi que leur nature.
Ø En cas de paiement par l'intermédiaire d'un tiers (syndic de
copropriété), les copropriétaires doivent joindre la photocopie
des factures ainsi qu'une attestation indiquant la répartition des
dépenses et établissant formellement la date du paiement,
fournies par le syndic.
Reprise du crédit d'impôt
Ø Le crédit d'impôt obtenu peut faire l'objet d'une reprise (en
totalité ou partiellement) si le bénéficiaire est remboursé et ne
supporte donc pas effectivement la dépense.
Exemples :
- lorsque les travaux d'entretien et de revêtement des surfaces
interviennent à la suite d'un sinistre qui donne lieu à une
indemnisation ;
- lorsqu'un locataire obtient le remboursement de ces
dépenses par son propriétaire.
Si le remboursement fait suite à un sinistre survenu après le
paiement des dépenses, ou entre la date d'exécution des travaux
et celle de leur paiement, le crédit d'impôt n'est pas repris.
Ø Cette remise en cause peut intervenir jusqu’à l’expiration de
la troisième année suivant celle au titre de laquelle le crédit
d’impôt a été obtenu. Elle s’effectue au titre de l’année
d’application du crédit d’impôt et donne lieu aux majorations
de droits prévues à l’article 1729 du CGI (DB 13 2121).
Le montant de la reprise est déterminé en soustrayant du crédit
d’impôt qui a été obtenu le montant du crédit d’impôt auquel
aurait donné droit la dépense nette qui reste à la charge du
contribuable.
Exemples :
1 - Un contribuable marié a payé des travaux pour un montant
de 20 000 F le 5 août 1999. Il a obtenu un crédit d’impôt de
4000 F (20 000 x 20%).
Si en 2000, il est remboursé de 5000 F, il fera l’objet au titre de
1999 d’une reprise de crédit d’impôt. N’ayant réellement
supporté qu’une dépense de 15 000 F (20 000-5000), il n’aurait
eu droit qu’à un crédit d’impôt à hauteur de 3000 F
(15 000 x 20 %).
La reprise sera donc de : 4000 – 3000 = 1000 F
2 - Un contribuable marié a payé des travaux pour un montant
de 20 000 F le 20 novembre 1999. Il a obtenu un crédit
d’impôt de 1000 F (20 000 x 5 %).
Si en 2000, il est remboursé de 5 000 F, il fera l’objet au titre de
1999 d’une reprise de crédit d’impôt. N’ayant réellement
supporté qu’une dépense de 15 000 F (20 000–5000)), il
n’aurait eu droit qu’à un crédit d’impôt à hauteur de 750 F
(15 000 x 5 %).
La reprise sera donc de : 1000 – 750 = 250 F
2041-G-R-SD